Archives par catégorie : Démocratie ?

Démocratie ? Un peu d’histoire

 Auteurs : Boudtea et Alcuinn (article à quatre mains, donc)

  Aujourd’hui, nous allons parler un peu démocratie, citoyenneté et régimes politiques. Mais pas n’importe comment : cet article s’attardera sur le cas, ou plutôt les cas, de la Grèce antique. Histoire certes, mais pas que : une chose intéressante à faire, c’est de comparer ceci avec notre propre système.

 

  Avant tout, quelques éléments de contexte : on se place entre les VIème et IIIème siècles avant notre ère, dans un monde grec divisé en une multitude de cité-états autonomes. Pas de fédération ni politique, ni économique, sauf sous le coup d’une menace extérieure – militaire, donc.

 

  La démocratie en elle-même – ou ce qui en porta le nom, on en reparlera – a été progressivement mise en place pour contrecarrer l’hégémonie des pouvoirs détenus par les tyrans – origine du mot actuel – issus des familles les plus riches. (suite…)

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Démocratie ? Du bon usage de la guerre

  La reprise des hostilités entre Israël et la Palestine me donne une occasion parfaite pour parler de guerre, et de la manière dont cet élément est géré en démocratie. Souvenez-vous, on en a déjà parlé, du point de vue des situations dites d’exception. Un point que je vais développer un peu, avant de passer au cas d’Israël.

 

 

  Alors effectivement, il s’agit d’une situation exceptionnelle, pour une démocratie. C’est un événement que l’on suppose rare, dans lequel le pays fait face à un ennemi extérieur, qui met en danger son intégrité en tant que pays. Soit. Et donc, à situation exceptionnelle, règles exceptionnelles, et le droit commun cède la place à un droit expéditif, quant il ne disparaît pas purement et simplement. C’est ce qu’on retrouve sous les appellations état d’urgence, loi martiale, entre autres.

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Démocratie ? Et le hasard alors ?

  L’idée n’est pas nouvelle : elle a été d’usage en Grèce antique pendant des années. C’était même le mode de nomination par défaut pour chaque magistrature ou fonction publique. L’élection par les citoyens faisait figure d’exception, et ne concernait que les postes pour lesquels une compétence particulière était requise.

 

 

  Imaginez… Imaginez que le hasard soit tenu comme un mode de nomination acceptable. Quelles sont les options qui s’offrent à nous ? Comment construire un système juste et équilibré, à partir de cela ? Bien sûr, cela n’implique pas de tout remettre au hasard. Question de degré, ce que nous allons voir.

 

  Commençons par l’exemple le plus trivial : on garde le même système, mais – par exemple – le président de la république est choisi au hasard parmi les citoyens (disons, ceux dépourvus de casier judiciaire, pour faire bonne mesure). Ce serait absurde, pour plusieurs raisons : supposez que ce soit Paulo, plombier de son état, qui soit nommé.

 

  Paulo ne représente pas le peuple : il est unique, avec ses propres conceptions, aspirations, etc. Cela est vrai pour tous. De plus, Paulo serait bien gêné s’il avait la charge d’un pays, puisqu’il a parfois du mal à en comprendre les rouages. Nous y reviendrons.

 

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Démocratie ? Pourquoi ça ne marche pas.

  J’entame ici une série de papiers qui vont aborder ce que nous appelons « démocratie ». En plus de parler des problèmes, j’envisage de lancer quelques pistes de réflexions sur les alternatives, les choses déjà tentées, et – peut-être – les choses jamais tentées. Avant tout, il serait correct de définir le problème. Les problèmes. Chose à laquelle je vais m’attacher ici. Il y a probablement des choses évidentes à tous là-dedans, mais bon, les choses seront posées.

 

 

  Des problèmes, on se rends bien compte qu’il y en a. On le ressent souvent, de manière diffuse : pas un politique qui ait le programme parfait, pas un élu qui agisse comme on le voudrait, pas une élection qui satisfasse tout un chacun. C’est le jeu de la politique : on ne fait pas de concessions avant d’être élu, on n’arrête plus d’en faire une fois élu. Toute politique est consensus, eau tiède, compromis entre de multiples intérêts. Le principe même du groupe : par nature, c’est homogène.

 

  De ce paragraphe, on peut tirer plusieurs questions. Pourquoi des élections ? Cette forme d’élections ? Pourquoi des politiques ? De cette manière ? Pourquoi aussi, tous n’ont pas ces questions – quand ils en ont ?

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