Archives par catégorie : Vaudeville

Vaudeville, suite.

  Le ton de la Chancellerie et du Trône change subtilement. On y décerne plus d’assurance, plus de fermeté peut-être. On devine un changement de souffleur pour ces deux acteurs – ce qui est normal, les textes sont très longs ; impossible de les connaître totalement.

 

  Et effectivement, on observe un changement dans la scène : l’occupant du Trône fourbit prépare ses armes – qui étaient, semble-t-il, à portée de main – évoque une guerre à mener tambour battants, et s’en va.

 

Ravi, il part.

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Vaudeville, ouverture.

Les vœux.

 

  Comme en chaque début d’année, le Trône et la Chancellerie ont adressé leurs vœux. Ils continuent encore : il y a pléthore de groupes qui attendent, à l’arrière-plan, que des vœux leurs soient donnés.

 

  Au début, le public est calme. Puis, au fur et à mesure que s’allongent les discours, des rires se font entendre. Bien sûr, personne n’est dupe : il s’agit de respecter les conventions de mettre en place les personnages. Ainsi, le public non averti prend connaissance des différents rôles, du cadre de jeu, et des nuances entre les personnages.

 

  Bien sûr, personne n’est dupe : le contenu des vœux en lui-même n’a pas grande importance ; et l’on sait bien que ce sont des souhaits exagérés, irréalisables : l’un parle de relancer la croissance, l’autre de renverser la courbe de l’emploi. A croire que l’auteur de la pièce manquait d’inventivité, pour reprendre de tels lieux communs. On entend le mot jeunesse après un moment de flottement : voilà la touche d’originalité. On retrouve le fil de la pièce précédente – avant l’Intronisation – et les spectateurs écoutent de nouveau.

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Vaudeville politique : prologue

  Cela fait quelques temps que je vous parle politique et actualité politique… J’ai donc voulu en faire quelque chose de plus régulier, de plus consistant, et d’un peu décalé – par rapport à mes écrits habituels, j’entends.

 

 

  On parle souvent de scène politique. Alors il m’a semblé judicieux de traduire cette idée dans mes écrits. Car si l’idée peut sembler caricaturale, on a du mal à s’en défaire… Qu’est-ce que cette scène politique, sinon un vaste spectacle auquel nous assistons ? Toute ces affaires sont centrées sur la communication, orchestrée par des communicants, jouées par de acteurs souvent doués, parfois non.

 

  Pourquoi Vaudeville ? Ç’auraient tout aussi bien pu être de simples chroniques. Une question de ton, d’abord : pas toujours sérieux, peut-être un peu caricatural. On verra bien. Surtout, une certaine idée du grotesque : celui de notre classe dirigeante, qui se décline de bien des manières. Une manière de relever l’absurde, l’inconsistant, l’inconstant. Ou encore, une façon de prendre en dérision des choses qui, par ailleurs, ne prêtent pas toujours à rire. (suite…)

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