Mot-clef : économie

N’oublions pas…

  Souvent, lorsqu’on s’attarde à réfléchir un peu à l’Europe, on est mené à se poser quelques questions : qu’est-ce qu’elle nous apporte, finalement ? Est-ce que les pouvoirs en place sont réellement démocratiques ? Comment concilier la représentativité à seulement 43 % de participation pour les dernières élections européennes ?

 

  Les questions sont nombreuses, et le système, imparfait : les Européens n’ont qu’une vision limitée de l’Europe et des problèmes y afférents : ce qui est perçu sont surtout les directives européennes, et les subventions à divers secteurs (voyez la PAC, par exemple). Ce qui est finalement assez maigre, vis-à-vis des attentes et des besoins qu’on peut avoir par ailleurs.

 

  A ces briques de base, viennent s’ajouter les turpitudes récentes de l’UE et de l’euro qui sont d’ailleurs loin d’être finies, à mon humble avis. Elles ont montré plusieurs choses, notamment « qui commande » – à savoir, le duo franco-allemand – et l’extension que pouvaient avoir ces pouvoirs : les dirigeants grecs ont vu leur marge de manœuvre disparaître dans le processus.

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Alters

  Je voulais aujourd’hui parler de quelques alters à notre société, et à ses composantes. Par là, j’entends toute pensée, réflexion, mouvement, qui réfute certains fondamentaux et en propose d’autres. Tout ceci est vaste, très vaste, donc je ne prévois rien d’exhaustif ici.

 

 

  Déjà, on peut remarquer une certaine préférence pour tout ce qui est décentralisé. Ceci vient probablement en réaction à la concentration de pouvoirs, et ce, aussi bien en économie, en communications, en politique… Ceci n’est pas nouveau : chaque fois que « noir » est évoqué, il se trouve des gens pour dire « blanc », et inversement.

 

  Néanmoins, il faut bien admettre que la dé-centralisation est le credo des alters : aucun mouvement alternatif n’envisage, à ma connaissance, davantage de concentration de pouvoirs. Dans ce milieu, il semble admis que ce n’est pas chose raisonnable, de donner trop d’influence à un individu, à une entreprise, ou un gouvernement.

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Crise

  Vous aurez sûrement remarqué que le mot « crise » est utilisé à toutes les sauces en ce moment. On a une crise économique, une crise financière, une crise politique… Pour peu qu’un problème ait la mauvaise idée de durer, on parlera de crise, ce qui suppose que ce problème est plus sérieux déjà, mais qu’il est censé avoir une fin également.

 

  En effet, parler de crise permet de se distinguer des situations communes desquelles toute crise est absente. A chaque fois que l’on invoque ce terme, cela a pour effet de rendre la situation et le contexte exceptionnels.

 

  D’abord, cela a une justification politique : en effet, plus la crise sera exceptionnelle, plus les mesures à prendre pourront sortir de l’ordinaire pour s’adapter au contexte. C’est la notion de politique de crise, qui peut, selon la gravité de la situation, passer outre les institutions établies pour rétablir une situation dite « normale ». Par exemple, les chefs d’état grec et italien, mis en place suite aux déboires économiques de leur pays, n’ont pas été élus. Tant pis pour la démocratie, on installe des « sauveurs » qui sauront sortir le pays de la crise.

 

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Stabilité, politique et économie

  Avec le contexte économique qui est le nôtre aujourd’hui, on entends de plus en plus souvent parler de la Grande Dépression qui a suivi 1929. Ce qu’on a aujourd’hui serait « la pire crise depuis 1929 », on regarde comment la crise a été gérée à l’époque, on essaie de recycler les vieilles recettes… Comme souvent, je vais m’intéresser à l’aspect politique de la chose, plus particulièrement au lien entre la situation économique et la stabilité politique.

  Commençons justement par la Grande Dépression. Il est notable qu’en France, l’incapacité et/ou l’inaction des gouvernants de l’époque a entrainé une valse des Parlements, ce qu’on a appelé ensuite l’instabilité parlementaire. Ce qui ne résolvait pas les problèmes, et accroissait l’incertitude sur le devenir du pays. Cette instabilité a par la suite été vue comme un défaut de la III° République, et la Constitution de 1958 est sensée prévenir ce genre de problème.

  Il n’empêche, le fond du problème est toujours là. L’homme politique est jugé responsable de ce qui arrive à ses administrés, ce qui est dans l’absolu normal. Le souci est qu’il est considéré comme responsable de la plupart des problèmes, même quand il est évident qu’il n’a pas d’emprise dessus. Comme, par exemple, l’augmentation des prix. Conséquence logique, puisque nous sommes en démocratie, ce personnage se trouve évincé de son siège, occupé désormais par un opposant au précédent. Problème, les paramètres fondamentaux sont les mêmes. Ce qui empêche a priori une résolution des problèmes. Notre remplaçant arrivera peut-être à mieux camoufler son impuissance. Au mieux il bénéficiera d’une conjoncture favorable et pourra rester en place pour quelques mandats supplémentaires¹.

  Cas moins favorable pour lui, il pourrait bien être à son tour remplacé lors des prochaines élections.

  D’où ma – première – conclusion, selon laquelle une situation économique défavorable entraine, dans un contexte démocratique², une instabilité politique certaine.

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Brèves récentes

Quelques nouvelles, et événements récents, dignes d’intérêt :

 

  – Le conseil de sécurité de l’ONU s’agite mais ne fait rien : veto russe et chinois, coup de gueule du représentant français M. Araud sur un « silence coupable ». Je pense que les dirigeants russes et chinois n’aiment pas plus El Assad que les occidentaux, leur problème étant plutôt un problème de cohérence interne : pourquoi s’opposer à un régime parce qu’il est autoritaire quand on a déjà un régime autoritaire chez soi ?

  – Les candidats à l’élection présidentielle se déclarent, même en étant parfaitement conscient de leurs chance réelles – que dis-je, de leur inexistence. Comme d’habitude, cette élection sert de vitrine aux personnes en mal de notoriété. Ça n’a pas de sens, mais qu’importe, l’important est d’être vu aujourd’hui. D’après certains, c’est inhérent aux élections à deux tours…

  – Les inondations en Thaïlande ont causé l’arrêt de nombreuses usines de fabrication de disque dur, donc logiquement les prix augmentent. C’est ce qui se passe lorsque l’on met ses œufs dans le
même panier : ce pays concentre quelques 80% de la production mondiale.
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Un vent de changement

  Ces temps-ci, les choses bougent en politique… en tout cas, plus qu’avant. Le contexte doit aider, avec la pression des marchés, des autres états, entre autres. On commence à avoir quelques nouveautés, qui ne sont pas toujours de meilleur présage. Je pense surtout au fait que deux pays démocratiques aient portés à leur tête quelqu’un qui n’a pas été élu. On nous rabat les oreilles sur le fait que le temps des marchés et des économies n’étant pas ceux de la politique, il fallait agir vite pour sauver ces deux pays de  l’Armageddon financier, en faisant pour cela l’économie (sans jeu de mot) d’un référendum ou d’une élection dans les formes.

  Bon, je vous refais pas le chapitre de « vous savez ce qui se passe quand le chef de l’état n’est pas élu », vu que c’est encore assez présents dans les esprits. Non, ce qui m’inquiète plus, c’est ceci :

  • On place des techniciens aux commandes de l’état. C’est un joli mot pour ne pas dire banquier
    ni financiers. Les antécédents de messieurs Monti et Papadímos sont édifiants. (cet article de reflets.info est édifiant)
  •  La démocratie serait tellement peu précieuse qu’on est prêt à en faire l’économie si besoin est*. Heureusement, ce n’est pas un élément fondamental de nos sociétés (D’ailleurs je propose qu’on élise une fois pour toute un monarque absolu, ça nous évitera toutes ces broutilles électorales) La question derrière celle-ci est celle des valeurs qu’ont les états. Ou qu’ils n’ont plus.

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