Mot-clef : exception
Crise

Vous aurez sûrement remarqué que le mot « crise » est utilisé à toutes les sauces en ce moment. On a une crise économique, une crise financière, une crise politique… Pour peu qu’un problème ait la mauvaise idée de durer, on parlera de crise, ce qui suppose que ce problème est plus sérieux déjà, mais qu’il est censé avoir une fin également.
En effet, parler de crise permet de se distinguer des situations communes desquelles toute crise est absente. A chaque fois que l’on invoque ce terme, cela a pour effet de rendre la situation et le contexte exceptionnels.
D’abord, cela a une justification politique : en effet, plus la crise sera exceptionnelle, plus les mesures à prendre pourront sortir de l’ordinaire pour s’adapter au contexte. C’est la notion de politique de crise, qui peut, selon la gravité de la situation, passer outre les institutions établies pour rétablir une situation dite « normale ». Par exemple, les chefs d’état grec et italien, mis en place suite aux déboires économiques de leur pays, n’ont pas été élus. Tant pis pour la démocratie, on installe des « sauveurs » qui sauront sortir le pays de la crise.
Le stratège, l’empereur, le président (1/2)

Vous le savez, j’aime beaucoup parler des relations, des fonctions et des individus de pouvoir. Ce qui est particulièrement intéressant est la façon dont tout cela évolue au fil du temps. Notamment parce que cela permet de percevoir les tendances de fond, et des idées pour l’avenir. C’est pour cela qu’aujourd’hui je vais décrire et comparer ces fonctions qui ont été capitales dans la direction d’un état.
Commençons par les descriptions. Nous avons dans l’ordre le stratège de la Grèce antique, l’empereur romain, et la présidence telle que nous la connaissons. Cette dernière se passera de description poussée, partant du principe que le concept est connu.
- Le stratège grec
Le contexte d’abord : nous sommes en Grèce Antique, à la période des cités-états autonomes et indépendantes. Il n’existe pas de « pays » au sens moderne, mais une multitude de « micro-états » distincts, qui ne se fédèrent que sous une pression extérieure (invasions…). Le type de gouvernement dépends donc de la cité, et n’est donc pas nécessairement démocratique, et le concept même de démocratie varie selon les lieux.
















