Mot-clef : guerre

Centrafrique

 

  De retour derrière le clavier, je vais petit à petit reprendre les publications habituelles. Je vous expliquerai un peu ce qu’il s’est passé dans un autre post.

 

  Le sujet du jour, donc, sera la Centrafrique. Ce petit pays isolé de tout, dont on s’est subitement rappelé l’existence ces dernières semaines. Vous situez sûrement où cela se trouve, je me permet d’agrémenter avec une statistique toute simple :

 

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Le Manifeste de la Commune de Paris (1/2)

  « La Commune de Paris, du 26 [ou 18] mars 1871 jusqu’à la « semaine sanglante » (21 – 28 mai), désigne une période révolutionnaire à Paris, qui, contre le gouvernement, issu de l’Assemblée nationale qui vient d’être élue, établit une organisation ouvrière comme organisatrice de la ville, et gouvernement prolétarien. Dans plusieurs autres villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Toulouse, Narbonne, Grenoble, Limoges) des communes sont proclamées à partir du 3 mars 1871, mais elles furent toutes rapidement réprimées. Pour Karl Marx, c’est la première insurrection prolétarienne autonome. » [source et détails]

 

  Ce manifeste a été publié par le journal Le Cri du Peuple le 27 mars 1871. Il condense les principes fondateurs de l’organisation alors mise en place. On y retrouve un certain nombre d’idéaux de l’époque, qui ne perdent pourtant pas une ride. Plutôt que de vous le donner d’un bloc, et de commenter ensuite, je vais insérer mes remarques au fur et à mesure, la chose sera plus vivante. Le tout se fera en deux parties. Ah, et je vous propose le texte original au format pdf . (suite…)

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Discours de guerres – 1.

Après : la forme >

  Nous commençons donc avec la matière, c’est-à-dire les discours en eux-mêmes. Je me suis permis de mettre en valeur ce qui me semblait important, mais ils figurent en intégralité.

  Il convient également de créditer les auteurs probables (il est difficile d’avoir des certitudes) desdits discours : respectivement Claude Chirac, Franck Louvrier, Claude Sérillon.

 

Déclaration télévisée du Président de la République sur l’intervention en Afghanistan (7 octobre 2001)

 

 Mes chers compatriotes,

 Le 11 septembre dernier, les États-Unis ont été frappés. Six mille innocents ont perdu la vie. C’est monstrueux. Nous devons savoir que ces attaques terroristes nous concernent tous. Toutes les démocraties sont menacées.


 La France a immédiatement fait part de sa solidarité. Elle a indiqué qu’elle mènerait avec les États-Unis ce combat dans lequel tous les hommes épris de liberté doivent s’engager avec détermination.


 Le refus du régime taliban de livrer ben Laden, auteur des attentats, conduisent aujourd’hui les États-Unis et leurs alliés à engager des opérations en Afghanistan. Le conseil de sécurité des Nations unies reconnaît la légitimité de cette action.

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N’oublions pas… L’humain.

 

  Voilà, un court papier, pour prolonger mon propos. J’ai parlé d’Europe, puis de paix, de guerre, de l’oubli de l’un et de l’autre, et j’abordais la manière dont l’opinion accepte les interventions occidentales dans le reste du monde. Tout est là.

 

  Idéologies, donc. Pourquoi ce mot ? Considérez la manière dont on parle du terrorisme et du Terrorisme de nos jours. L’ennemi incarné, l’ennemi à abattre. Le Mal. Il tue de citoyens occidentaux. Il provient de pays lointains. Il a des convictions. Autant de choses qui nous font détester le personnage.

 

  Et donc, comment s’y opposer ? Simple : l’éradiquer, l’éliminer, l’anéantir… Les mots ne manquent pas, il suffit de lire quelques discours passés et actuels pour s’en rendre compte. Les communicants font assaut d’inventivité sur ce sujet. Mais je m’égare, revenons à nos moutons opinions publiques.

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N’oublions pas…

  Souvent, lorsqu’on s’attarde à réfléchir un peu à l’Europe, on est mené à se poser quelques questions : qu’est-ce qu’elle nous apporte, finalement ? Est-ce que les pouvoirs en place sont réellement démocratiques ? Comment concilier la représentativité à seulement 43 % de participation pour les dernières élections européennes ?

 

  Les questions sont nombreuses, et le système, imparfait : les Européens n’ont qu’une vision limitée de l’Europe et des problèmes y afférents : ce qui est perçu sont surtout les directives européennes, et les subventions à divers secteurs (voyez la PAC, par exemple). Ce qui est finalement assez maigre, vis-à-vis des attentes et des besoins qu’on peut avoir par ailleurs.

 

  A ces briques de base, viennent s’ajouter les turpitudes récentes de l’UE et de l’euro qui sont d’ailleurs loin d’être finies, à mon humble avis. Elles ont montré plusieurs choses, notamment « qui commande » – à savoir, le duo franco-allemand – et l’extension que pouvaient avoir ces pouvoirs : les dirigeants grecs ont vu leur marge de manœuvre disparaître dans le processus.

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Vaudeville, suite.

  Le ton de la Chancellerie et du Trône change subtilement. On y décerne plus d’assurance, plus de fermeté peut-être. On devine un changement de souffleur pour ces deux acteurs – ce qui est normal, les textes sont très longs ; impossible de les connaître totalement.

 

  Et effectivement, on observe un changement dans la scène : l’occupant du Trône fourbit prépare ses armes – qui étaient, semble-t-il, à portée de main – évoque une guerre à mener tambour battants, et s’en va.

 

Ravi, il part.

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Démocratie ? Du bon usage de la guerre

  La reprise des hostilités entre Israël et la Palestine me donne une occasion parfaite pour parler de guerre, et de la manière dont cet élément est géré en démocratie. Souvenez-vous, on en a déjà parlé, du point de vue des situations dites d’exception. Un point que je vais développer un peu, avant de passer au cas d’Israël.

 

 

  Alors effectivement, il s’agit d’une situation exceptionnelle, pour une démocratie. C’est un événement que l’on suppose rare, dans lequel le pays fait face à un ennemi extérieur, qui met en danger son intégrité en tant que pays. Soit. Et donc, à situation exceptionnelle, règles exceptionnelles, et le droit commun cède la place à un droit expéditif, quant il ne disparaît pas purement et simplement. C’est ce qu’on retrouve sous les appellations état d’urgence, loi martiale, entre autres.

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Des guerres et de la paix

  Voilà une citation que j’avais mis de côté il y a quelques temps, qui m’avait interpellé : « Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix. » L’auteur en est Guglielmo Ferrero, historien italien du début du XX° siècle.

 

  Plus précisément, il a écrit ceci en 1931. Après la création de la SDN, avant celle de l’ONU. L’idée de ces deux organismes étant de garantir la paix entre les États, et le cas échéant de résoudre les situations de conflit. Nous voyons ce que cela donne…

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Histoire comparée

  Le concept de l’histoire comparée est assez simple : il s’agit, comme son nom l’indique, de comparer l’histoire qui s’est déroulée en différents lieux, en différentes époques. Cette comparaison peut avoir lieu, notamment, sur le déroulement de certains événements, ou sur leur sens seulement, ou encore sur leurs implications. Le but de tout cela peut être la simple satisfaction de trouver deux événements qui correspondent, toutefois on essaie assez souvent de se ramener au présent : l’histoire comparée, comme l’histoire « simple », permet de tirer des leçons du passé. Concernant les domaines d’applications, ils peuvent aussi être multiples : on peut comparer deux sociétés dans leur ensemble, ou bien seulement sous l’aspect économique, politique… Il y a autant de cas que de comparaisons, ou peu s’en faut. Illustrons ceci par deux exemples : la Grèce antique et l’Europe de 1914, puis Rome et les États-Unis.

  On a souvent comparé la Grèce de l’antiquité avec l’Europe telle qu’elle était il y a un bon siècle : en effet, il s’agit d’agrégats. Il n’y avait pas une Grèce mais une multitude de cité-états relativement indépendantes, aux intérêts propres et divergents. Elles se regroupaient quand un ennemi (Grec ou extérieur) menaçait, et ce regroupement prenait fin en même temps que la guerre. L’Europe du XIX° siècle respecte peu ou prou le même schéma : certes les échelles sont différentes, mais le fond reste le même. Sans parler de la vision du monde : Grecs et Barbares, Européens et indigènes¹.

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