Mot-clef : machine

Volonté consciente

  Quand on s’intéresse au concept de la volonté consciente, la problématique peut être la suivante : causons-nous consciemment nos actions, ou bien nous actions nous arrivent-elles ? Cette question a opposé les tenants de la libre volonté et les déterministes depuis qu’il y a des philosophes pour jouer l’un ou l’autre rôle. Ce n’est pourtant pas une question purement abstraite : les progrès scientifiques en neurosciences et en sciences cognitives peuvent apporter une partie de la réponse.

 

  Alors vous pourriez vous demander « À quoi bon cette question ? Je fais ce que je veux, puisque je sais que je le veux. » Et c’est là toute la subtilité des sciences cognitives : comment peut-on être sûr que ce que l’on sait et ce que l’on sent est vrai ? Ça ne fait pas une preuve, ni scientifique ni philosophique : par nature raisonner sur nous-même n’est pas évident. Ce qu’on peut dire avec certitude néanmoins, c’est qu’il n’y a pas de déterminisme global – c’est-à-dire qu’il n’est pas possible, en connaissant tout, de prédire tout.

 

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L’auto-réplication

  Il s’agit d’un sujet plutôt vaste. On en comprends facilement le sens : il s’agit de la capacité à se répliquer soir-même. Plus précisément, on s’intéresse au cas de systèmes (cybernétiques, informatiques…) de préférence au vivant, ce qui en facilite l’étude. Les « systèmes vivants » étant par nature beaucoup plus complexes.

  D’abord, intéressons-nous au cas d’une machine concrète, de type « robot » par exemple. L’idée est que ce robot, non content d’avoir un but à son existence, a également la capacité de construire d’autres robots à l’aide de la matière première disponible dans son environnement. En particulier, il s’agit de construire une copie conforme de lui-même. Qui sera elle même capable de réaliser une autre copie, et ainsi de suite.

  Première question : quelle est l’utilité pour nous de réaliser de tels mécanismes ?

  L’idée est que une fois l’élément initial en place, l’intervention humaine n’est pas nécessaire. Cela donne une certaine autonomie (et une autonomie certaine) à ces machines, et c’est ce qui fait toute leur utilité là où l’homme n’a pas accès. Une application à tout ceci est l’exploration et l’exploitation spatiale : on sait de manière sûre que la matière première abonde là-haut, donc ce serait une manière de réduire les coûts de lancement, mettons, d’un robot d’exploitation minière1. Une seconde application pourrait être les nanotechnologies, pour les mêmes raisons : construire des machines nanoscopiques coûte encore cher, alors pourquoi ne pas en faire des constructeurs ? (suite…)

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L’esprit fait machine – la mémoire

« Deus ex machina ?»

  Je continue d’une certaine manière l’article précédent, quand au parallèle esprit/machine, étant entendu que l’on parle d’une machine de type ordinateur, pas de mécanique bien sûr. Plus particulièrement, je parlerais de la mémoire.

  Dans le cas général, quand on parle de la mémoire, on parle de la capacité à restituer un événement ou des actions passées : je me souviens de ceci, car je peux dire comment ça c’est passé. Par extension, on a qualifié de mémoire d’une machine la capacité qu’elle a de restituer une certaine quantité de donnée qu’on lui a fournie auparavant : on visualise facilement le concept quand il s’agit de documents sur un ordinateur personnel.

  Pourtant, et c’est là la différence majeure, quand on demande à un ordinateur de mémoriser quelque chose, quoi que ce soit, il est capable de le restituer à l’identique 10 ans plus tard. Ou 20 ans ou
bien plus, pour autant que l’on sache. Il n’y a donc pas ce phénomène d’oubli qui nous pose tant de problème. C’est en partie pourquoi on se sent prêt à se reposer sur nos ordinateurs. On s’accorde donc à dire que ces machines ont plus de mémoire que l’être humain moyen.

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L’esprit fait machine

« Deus ex machina ?»

  Court article aujourd’hui : le temps va, vient, manque. Ce dont je vais parler, donc, touche à la fois à la psychologie et à l’informatique théorique.

  Un petit peu d’histoire pour commencer. Avant les années 50, ces deux domaines n’avaient strictement rien à voir. En effet, quel lien pouvait-on trouver entre des automates composés d’assemblages mécaniques et électriques, et l’esprit humain ? On en a désormais une idée, même vague : il s’agit du concept d’intelligence artificielle. Il permet aujourd’hui de comparer, au moins en théorie, le comportement d’une personne à celui d’un programme.

  Deux notions importantes sont apparues en même temps que s’est développée l’informatique: celle de compilateur et celle d’interpréteur. Ces notions, comme beaucoup d’autres, ont été inventées dans les années 50-60 pour l’usage informatique, et il s’est trouvé qu’elles désignaient très bien des phénomènes pour lesquels on n’avait pas de nom.

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