Mot-clef : mémoire

N’oublions pas…

  Souvent, lorsqu’on s’attarde à réfléchir un peu à l’Europe, on est mené à se poser quelques questions : qu’est-ce qu’elle nous apporte, finalement ? Est-ce que les pouvoirs en place sont réellement démocratiques ? Comment concilier la représentativité à seulement 43 % de participation pour les dernières élections européennes ?

 

  Les questions sont nombreuses, et le système, imparfait : les Européens n’ont qu’une vision limitée de l’Europe et des problèmes y afférents : ce qui est perçu sont surtout les directives européennes, et les subventions à divers secteurs (voyez la PAC, par exemple). Ce qui est finalement assez maigre, vis-à-vis des attentes et des besoins qu’on peut avoir par ailleurs.

 

  A ces briques de base, viennent s’ajouter les turpitudes récentes de l’UE et de l’euro qui sont d’ailleurs loin d’être finies, à mon humble avis. Elles ont montré plusieurs choses, notamment « qui commande » – à savoir, le duo franco-allemand – et l’extension que pouvaient avoir ces pouvoirs : les dirigeants grecs ont vu leur marge de manœuvre disparaître dans le processus.

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Mémoires antiques

  Aujourd’hui, je vais vous parler de la technique de mémorisation par les lieux utilisée par les orateurs antiques, afin de retenir de longs discours ou argumentations. L’idée m’est venue, quand j’ai pensé au mode de transmission de l’Illiade et de l’Odyssée d’Homère. Une quantité énorme d’information, transmise d’abord et surtout par voie orale : comment les conteurs, et Homère lui-même, pouvaient-ils bien tout restituer fidèlement d’une fois sur l’autre ?

 

  La technique ici exposée n’est pas la seule réponse, mais c’est une méthode qui est devenue courante dans l’Antiquité, puis classique durant le moyen-âge. Plutôt que de vous en parler moi-même, j’ai sollicité deux intervenants qui abordent très bien leur sujet : Cicéron et Quintilien. Leurs œuvres se complètent, et dressent un tableau assez précis de l’état de la chose dans l’Antiquité.

 

  N’oubliez pas cependant, que en tant qu’antiques, il avaient des préoccupations totalement autres par rapport à nous. Ainsi, leurs écrits sont destinés aux aspirants orateurs qui leurs sont contemporains. Je vous laisse maintenant avec eux :-)

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Renforts

  Voilà qui devrait donner à réfléchir, quant à la mémoire, et à nos limites.

 

  Qu’en pensez-vous ?

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Apprentissage

  C’est un phénomène extrêmement intéressant, car extrêmement complexe. En effet, si on se pose brutalement la question de « comment apprends-t-on », les chances de trouver une réponse satisfaisante sont plutôt faibles. Il suffit de voir les domaines d’applications, et les différents moyens pour apprendre quelque chose, pour saisir l’étendue du problème.

  C’est pour cela qu’ici je vais m’intéresser aux prémices uniquement, c’est-à-dire à l’apprentissage de bas niveau. Ce terme signifie simplement basique, on pourra aussi parler d’apprentissage immédiat : c’est celui qui s’effectue par l’expérience, et le renforcement, sans qu’il y ait derrière un processus de réflexion complexe.

 

  Pour commencer, on peut s’intéresser à la notion de renforcement. C’est ce qui récompense ou punit un individu, selon ce qu’il fait, afin de lui apprendre certains comportements, certaines réactions. D’où découlent les notions de renforcement positif (récompense) et de renforcement négatif (punition), qui sont plus répandues.

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L’esprit fait machine – la mémoire

« Deus ex machina ?»

  Je continue d’une certaine manière l’article précédent, quand au parallèle esprit/machine, étant entendu que l’on parle d’une machine de type ordinateur, pas de mécanique bien sûr. Plus particulièrement, je parlerais de la mémoire.

  Dans le cas général, quand on parle de la mémoire, on parle de la capacité à restituer un événement ou des actions passées : je me souviens de ceci, car je peux dire comment ça c’est passé. Par extension, on a qualifié de mémoire d’une machine la capacité qu’elle a de restituer une certaine quantité de donnée qu’on lui a fournie auparavant : on visualise facilement le concept quand il s’agit de documents sur un ordinateur personnel.

  Pourtant, et c’est là la différence majeure, quand on demande à un ordinateur de mémoriser quelque chose, quoi que ce soit, il est capable de le restituer à l’identique 10 ans plus tard. Ou 20 ans ou
bien plus, pour autant que l’on sache. Il n’y a donc pas ce phénomène d’oubli qui nous pose tant de problème. C’est en partie pourquoi on se sent prêt à se reposer sur nos ordinateurs. On s’accorde donc à dire que ces machines ont plus de mémoire que l’être humain moyen.

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