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La loi, les groupes et l’Autre

Les différents éléments de l’actualité m’ont porté à réfléchir sur les liens entre la législation et la notion de l’Autre dans sa notion la plus générale. On peut se demander, par exemple, si nous sommes naturellement portés à catégoriser tout ce qui nous entoure, ou est-ce quelque chose que l’on acquiert sous l’influence de notre société ? Y est-on contraint, habitué, consentant ? Le problème est vaste, c’est pourquoi je m’intéresserai en particulier au cadre législatif – globalement, je n’en suis pas spécialiste.
Commençons par les lois, donc. On se rends facilement compte que pour faire une loi, il faut être précis : tout doit y être clair, pour qu’elle puisse être appliquée dans un cadre spécifique. Il doit y avoir le moins de « failles » possibles, afin qu’elle ne soit pas utilisée en-dehors de ce cadre ni détournée de son objet initial. Tout ceci conduit nécessairement à catégoriser : les lieux, les situations, les responsabilités, et surtout les personnes. La loi est – normalement – la même pour tous, mais tous n’ont pas le même rôle dans la société : c’est pourquoi il existe un code civil, un code pénal, un code du travail, un code électoral… Ce représente en quelque sorte des recueils « thématiques » de lois.
















