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Sans l’Europe… (humeur)

Faisons une expérience de pensée. Un exercice fort banal : imaginez qu’à une télévision nationale russe, il y ait, lors d’un journal télévisé, une partie consacrée à une série de mini-reportages sous le thème « sans Vladimir (Vladimirovitch) Poutine, ça n’existerait pas ». Vous seriez prêt à qualifier ceci de propagande : télévision d’état, mise en valeur d’une idée, aucune contradiction. Évident, simple, idiot me direz-vous, au point de vous demander si je vous mène en bateau.

 

Inversons l’idée : supposez que vous êtes en Russie, et que vous entendiez un jour parler d’un JT européen qui, en seconde partie, aie une série de mini-pseudo-reportages ayant un petit bandeau « sans l’Europe ça n’existerait pas ». L’esprit est similaire à celui du JT vladimirophile : une idée monolithique, tout d’un bloc. Toujours pas de contradiction.

 

Je ne sais pas comment vous définissez le concept de propagande. Mais honnêtement, je ne suis pas sûr qu’il y ait une différence fondamentale entre les deux JT susmentionnés. Sauf sur un point : le premier n’est, à ma connaissance, que fictif. Le second, vous auriez pu le voir ce samedi 3 mai sur France 2.

 

Comme il s’agit d’un simple billet d’humeur, je vous laisse méditer sur la chose.

 

En ce qui me concerne, le journal télévisé n’a de journal que l’aspect quotidien. Le reste a été balancé aux orties il y a longtemps déjà. Ce qui me frappe le plus, c’est l’absence de dialogue : je ne dis pas que les idées sont fausses, je dis qu’il est préférable de les confronter plutôt que de les brandir en aveugle.

 

 

Bonne fin de week-end,

Al.

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Le blessé

 
Voyez-vous ce blessé qui se tord sur la terre?

Il va mourir ici, près du bois solitaire,

Sans que de sa souffrance un seul cœur ait pitié ;

Mais ce qui doublement fait saigner sa blessure,

Ce qui lui fait au cœur la plus âpre morsure,

C’est qu’en se souvenant, il se sent oublié.

 

 

Mikhaïl Lermontov (1814 – 1841), traduction d’Alexandre Dumas

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Pensées syriennes

  Pendant que le France a froid, qu’elle se passionne pour les élections à venir et qu’elle se plains à tout va, en Syrie les opposants au pouvoir en place sont sous les mortiers. Non seulement cela nous fait relativiser nos petits malheurs quotidiens (malgré une couverture médiatique équivalente avec le Grand Froid, mystère du journalisme), mais surtout ce conflit met en lumière beaucoup de clivages internationnaux. On l’a vu en particulier avec les veto russes et chinois à l’O.N.U. : les institutions internationales semblent paralysée, bloquées. C’est l’inconvénient des décisions à plusieurs. Et personne n’ose intervenir trop avant, par peur d’un désastre à l’iraquienne. Globalement, tout reste statique.

(suite…)

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