Mot-clef : sens

Des représentations

  Représentation est un bien étrange mot, qui signifie un peu tout ce que l’on veut en faire : modèle, image, illusion… Ce dont je vais essayer, avec mes petits mots et mes petits doigts, de vous parler ;-)

 

  Qu’est-ce-que c’est ? Bien sûr, il y a beaucoup de définitions. Presque autant que de contextes… Celle sur laquelle je m’attarderai est : « une image mentale d’un objet » , étant donné que objet peut être aussi bien abstrait (idées, concepts) que concret (faits, objets réels…). Je ne sais absolument pas comment d’autres personnes ont abordé le concept… J’imagine qu’un certain nombre de philosophes l’ont fait, en leur temps.

 

  Dans l’absolu, il me semble que presque tout ce que nous percevons relève, en ce sens, de la représentation. Ceci, puisque passé la prime enfance, nous interprétons ce que nous percevons : ce n’est pas un mélange étrange de couleurs, mais ce sont plusieurs objets différents posés sur un bureau. Ce n’est pas une sensation au bout des doigts, mais une surface râpeuse. Par exemple.

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Sens commun

  En ces temps de vote et d’élections, un certain nombre de personne essaient de convaincre leur prochain que leur candidat, leur solution ou leur parti est le mieux à même de trouver des solutions aux problèmes qui sont les nôtres. On a souvent, également, un phénomène d’incompréhension : « Mais enfin, c’est évident que X mène le pays à sa perte ! ». Peu de place pour l’argumentation dans ce cas, lorsqu’on aborde les dits « noyaux durs » de tel ou tel électorat.

 

  Pourtant ça n’est pas dénué de logique : au lieu d’arguments explicites, on se repose sur cette manne qu’est le sens commun : ces présupposés que l’on estime communs à tous. Quand il s’agit d’un lâcher de pierre le sens commun nous dit qu’elle tombera, quand il s’agit de politique le problème devient intéressant.

 

  Car évidemment, dans ce domaine, chacun, selon ses appartenances idéologiques, a un sens commun différent. Ce qui fait sens, puisque les idées que l’on a modèlent – au moins en partie – notre vision du monde, et donc ce que l’on suppose acquis par autrui. Question de milieu, d’environnement, d’objectivité.

 

 

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Sens

  Il m’arrive souvent de m’interroger sur le sens des choses. Vous aurez pu le constater par vous-même en lisant quelques-uns de mes papiers. Partant de ce constat, se pose une question légèrement plus ardue : celle du sens du sens. Pourquoi les choses on-t-elles un sens ? Pourquoi devraient-elles en avoir ? Là, on est clairement dans la métaphysique. Ce qui signifie : pas de réponse, plein de réponses. Je vais poser quelques-unes de mes idées ici…

 

  Vous avez donc le droit de me contredire ;-)

 

  Pour commencer, je ne pense pas que quoi que ce soit ait un sens en soi. Rien, dans ce qui nous est extérieur, ne semble fait pour nous complaire. Point de pessimisme, juste du réalisme : l’inverse serait extrêmement nombriliste ! Ce qui nous entoure est, simplement.

 

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Environnement, objectivité

  Une question me taraude régulièrement : qu’est-ce que retiendrons de nous les générations à venir ? Quelle est la trace que nous, êtres humains de ce début de XXI°siècle, laissons dans l’Histoire ? Vaste problème, dont nous n’aurons pas la réponse avant longtemps. Pour avoir un début de réponse, on peut déjà se pencher sur la façon dont nous percevons l’Histoire. C’est là qu’intervient la notion d’environnement dont j’aimerais vous parler.

  Pour commencer, il convient de poser une définition du mot¹ : si ce n’est pas la définition exacte, c’est du moins celle que j’utiliserais ici. Pour moi, « environnement » caractérise simplement le milieu qui entoure ce dont on parle. Ainsi, quand on évoque l’environnement historique, on parlera aussi bien de contexte.

  Dans la plupart des cas, nous ne sommes pas sensibles à notre environnement : nous avons grandi et vivons dedans depuis toujours. Ce n’est qu’au contact d’un autre milieu que nous prenons le recul nécessaire. Ainsi, les contacts culturels entre les milieux « occidentaux » et « orientaux » au XIX° siècle ont permis aux occidentaux d’alors d’entrevoir une société plus souple quant aux religions. Ce qui n’était pas concevable dans l’Europe a peine un siècle plus tôt.

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Chambre chinoise

  Je vous en parlais il y a quelques mois. L’article en question n’étant plus, je le reproduis ici, et j’en profite pour élaborer un peu le raisonnement.

  Pour commencer, le principe : une personne, enfermée dans une pièce (la chambre), ne peut communiquer avec l’extérieur qu’à l’aide de symboles (chinois, d’après le nom) qu’il ne comprends pas. Pour répondre à une série de symboles, il utilise une table de données qui établit la correspondance entre ce qu’on lui adresse et ce qu’il doit retourner. La personne ne comprends pas le chinois mais établit seulement une correspondance graphique entre des gribouillages. L’idée est que, si le système fonctionne correctement, de l’extérieur on croira avoir affaire à quelqu’un qui parle chinois.

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L’intelligence, comparaison ?

  C’est une idée tout simple : quand on parle d’intelligence en général, est-ce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une relation de comparaison ? Je m’explique : que signifie, dans le fond, le fait d’être ou de ne pas être intelligent ? Plus précisément : si on dit « je suis intelligent » sans situer de contexte, de milieu ou d’autres personnes, cela n’a pas beaucoup de sens. De quoi peut-on bien parler ? Raisonner vite, efficacement, être intuitif, rationnel… ? L’impression que j’ai est que l’on se place toujours dans un milieu, un contexte donné.

  Cela peut bien sûr être implicite : si celui qui se dit « intelligent » et celui qui l’écoutent partagent les mêmes valeurs, la même culture, les mêmes a priori en somme. Ceci peut être d’ailleurs vrai dans plusieurs autres cas… le langage n’est pas le seul vecteur de sens.

  Si bien que dans les faits, on ne dit pas « je suis moins intelligent », mais plutôt « je suis moins intelligent que ces personnes-là ». Le principe est le même qu’avec la taille, par exemple (« Je suis grand » / « Je suis plus grand que … »).
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L’esprit fait machine – la mémoire

« Deus ex machina ?»

  Je continue d’une certaine manière l’article précédent, quand au parallèle esprit/machine, étant entendu que l’on parle d’une machine de type ordinateur, pas de mécanique bien sûr. Plus particulièrement, je parlerais de la mémoire.

  Dans le cas général, quand on parle de la mémoire, on parle de la capacité à restituer un événement ou des actions passées : je me souviens de ceci, car je peux dire comment ça c’est passé. Par extension, on a qualifié de mémoire d’une machine la capacité qu’elle a de restituer une certaine quantité de donnée qu’on lui a fournie auparavant : on visualise facilement le concept quand il s’agit de documents sur un ordinateur personnel.

  Pourtant, et c’est là la différence majeure, quand on demande à un ordinateur de mémoriser quelque chose, quoi que ce soit, il est capable de le restituer à l’identique 10 ans plus tard. Ou 20 ans ou
bien plus, pour autant que l’on sache. Il n’y a donc pas ce phénomène d’oubli qui nous pose tant de problème. C’est en partie pourquoi on se sent prêt à se reposer sur nos ordinateurs. On s’accorde donc à dire que ces machines ont plus de mémoire que l’être humain moyen.

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Sens de l’histoire ?

  Souvent, on entends parler du sens de l’histoire, et de ce que ça implique. Notamment avec la phrase « Oublier c’est se condamner à répéter », qui est plus que souvent servie, même si c’est loin d’être prouvé (Il y a quelques temps, on parlait de camps de travail pour Roms en Hongrie…).

   Donc voilà les trois principaux sens que l’on donne à l’histoire :

   L’histoire comme un phénomène linéaire : elle ne va que dans un sens, et demain sera toujours meilleur qu’hier. C’est ce qui est généralement admis dans nos sociétés occidentales, du côté capitaliste comme communiste (quand être communiste était encore pertinent). C’est ce qui permet à nos joyeux drilles politiciens que grâce à eux, ça ira mieux demain, même après un peu d’austérité (mais chut !). Et comme ça ne peut qu’aller mieux, pas de risque de perdre le triple A, n’est-ce pas ?

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