Des guerres et de la paix

  Voilà une citation que j’avais mis de côté il y a quelques temps, qui m’avait interpellé : « Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix. » L’auteur en est Guglielmo Ferrero, historien italien du début du XX° siècle.

 

  Plus précisément, il a écrit ceci en 1931. Après la création de la SDN, avant celle de l’ONU. L’idée de ces deux organismes étant de garantir la paix entre les États, et le cas échéant de résoudre les situations de conflit. Nous voyons ce que cela donne…

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Relation et naufrages – VI, VII.1

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CHAPITRE VI.

 

  Nous arrivons en vue d’Apalaches.

 

 
  Quand nous fûmes en vue d’Apalache, le gouverneur m’ordonna de prendre neuf cavaliers, cinquante fantassins, et de pénétrer dans le village : le contrôleur devait m’accompagner. En y entrant, nous ne trouvâmes que des femmes et des enfants ; mais peu de temps après, tandis que nous le parcourions, les hommes arrivèrent, commencèrent le combat en lançant des flèches, tuèrent le cheval du contrôleur, puis ils prirent la fuite et nous laissèrent.

 

  Nous trouvâmes une grande quantité de maïs prêt à être cueilli et beaucoup de sec en réserve, un grand nombre de peaux de cerfs, quelques petites couvertures de fil très mauvaises, et qui servent de vêtements aux femmes. Ils avaient un grand nombre d’ustensiles pour moudre le mais.

 

  Ce village contenait quarante petites maisons basses, construites dans des lieux à l’abri des ouragans auxquels le pays est exposé. Elles sont en paille, et environnées d’une forêt de grands arbres très serrés et de lacs nombreux où il y a tant d’arbres énormes , déracinés, qu’ils en sont encombrés, et l’on ne peut y voyager sans beaucoup de difficulté, et sans courir un extrême danger.

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De la crise

  Une idée m’est venue récemment… En voilà le développement.

 

  Considérons que cette vaste entité que nous nommons crise constitue un seul problème. La réalité est beaucoup plus complexe, les ramifications et imbrications sont sans fin… Mais le raisonnement qui suit reste valable.

 

  Un problème donc, qui n’est pas a priori une situation normale : il ne devrait pas y avoir récession, hausse du chômage, des impôts, de la pauvreté… Et pourtant tout cela est là. Fort logiquement, on devrait penser à une solution, à plusieurs solutions, dont l’efficacité ne serait pas à démontrer.

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Nous sommes tous conservateurs

  L’opposition entre conservateurs et progressistes existe depuis que les débats existent. Toujours, les tenants d’idées nouvelles, novatrices ou farfelues, se sont heurtés aux défenseurs de l’ordre établi, avec ses règles et structures. Chaque nouveauté politique – comme des élections ou le partage des pouvoirs – s’est produite en dépit des réticences conservatrices.

 

  Ces personnes ont une très faible ouverture aux idées, aux concepts nouveaux. Ils témoignent plutôt d’un attachement remarquable à ce qui est déjà établi. Parfois, c’est au passé qu’ils s’attachent : leurs souvenirs d’avant les changement – l’euro, le vote des femmes, la contraception… – leur servent d’idéal perdu. C’est le fameux c’était mieux avant que l’on a tous eu l’occasion d’entendre une fois dans notre vie.

 

  Conséquence logique, pour beaucoup d’entre eux, nouveauté est synonyme de danger. Imaginez donc : cela revient à remettre en question l’ordre, le système établi pour quelque chose d’autre, d’inconnu. Et la peur de l’inconnu reste, bon gré mal gré, une puissante motivation dans les esprits. Aussi bien du point de vue politique – mobiliser contre l’étranger… – que personnel – le simple fait d’être routinier par exemple.

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Relation et naufrages – V

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CHAPITRE V.

 

Le gouverneur quitte sa flotte.

  Samedi, I° de mai, le jour même que ces faits avaient eu lieu, Pamphilo de Narvaez fit délivrer à chaque personne qui devait aller avec lui deux livres de biscuit et une demi livre¹ de lard, et nous partîmes pour le voyage par terre. Nous étions trois cents hommes, au nombre desquels était le commissaire, frère Juan Savarez, un autre religieux nommé Juan de Palos , trois prêtres, les officiers, et quarante cavaliers.

 

  Nous marchâmes quinze jours sans autre nourriture que les vivres que nous avions emportés et quelques palmistes semblables à ceux d’Andalousie. Pendant tout ce temps, nous n’aperçûmes ni Indien, ni maison, ni village. Enfin nous arrivâmes à une rivière que nous passâmes avec beaucoup de peine à la nage ou sur des radeaux ; nous y employâmes une journée, car le courant était très fort.

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Et maintenant ?

  Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de moi-même. De ce site, des projets que j’ai, de la manière dont je compte les mener.

 

  Commençons par le commencement. Au départ, je ne savais pas dans quoi je me lançais, je manquais d’expérience. Dans la rédaction de billets, d’une part : plus courts, plus brouillons peut-être, qu’ils ne le sont maintenant. Écrire ainsi n’était pas encore dans mes habitudes. Les quelques-uns qui me suivent depuis le début s’en souviendront probablement.

 

  D’autre part, j’avais peu d’idées quant à la communication : faire la promotion éhontée de mon site dans tous les recoins de l’Internet ne me convenait pas. Alors je me suis mis à commenter sur d’autres sites, d’autres blogs : à chaque fois, quelques curieux arrivaient ici. Ce qui me convenait déjà mieux. Un moyen détourné de promotion, qui me permettait d’apporter ma contribution ailleurs. Un moyen de promotion utile à autrui, en somme ;-)

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Et si on travaillait vraiment ?

    Auteur : zOrel

  Le mot travail a une étymologie assez étrange et lourde de sens : il vient du latin tripalium qui signifie instrument de torture à trois poutres (cf. wiktionnary).

 

  Je ne compte pas faire ici un pamphlet contre le travail en lui-même. Non, même si je pense que l’Homme n’est pas fait pour travailler. Non, je veux parler du travail dans le secteur des services. Car c’est là qu’il existe un réel problème.

 

  Lorsque j’étais jeune, le mot travail m’évoquait un métier où mes mains servaient à fabriquer quelque chose de concret. Je rêvais secrètement de devenir menuisier afin de suivre les pas de mon père. Je trouvais formidable tous ces gens qui arrivaient à fabriquer à partir de matériaux bruts, des objets merveilleux ou de simples ustensiles, voire de la nourriture. Que ce soit un boulanger, un ébéniste, un peintre, un boucher, un fromager, tous correspondaient à ce mot travail. Lire la suite

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Des représentations

  Représentation est un bien étrange mot, qui signifie un peu tout ce que l’on veut en faire : modèle, image, illusion… Ce dont je vais essayer, avec mes petits mots et mes petits doigts, de vous parler ;-)

 

  Qu’est-ce-que c’est ? Bien sûr, il y a beaucoup de définitions. Presque autant que de contextes… Celle sur laquelle je m’attarderai est : « une image mentale d’un objet » , étant donné que objet peut être aussi bien abstrait (idées, concepts) que concret (faits, objets réels…). Je ne sais absolument pas comment d’autres personnes ont abordé le concept… J’imagine qu’un certain nombre de philosophes l’ont fait, en leur temps.

 

  Dans l’absolu, il me semble que presque tout ce que nous percevons relève, en ce sens, de la représentation. Ceci, puisque passé la prime enfance, nous interprétons ce que nous percevons : ce n’est pas un mélange étrange de couleurs, mais ce sont plusieurs objets différents posés sur un bureau. Ce n’est pas une sensation au bout des doigts, mais une surface râpeuse. Par exemple.

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Relation et naufrages – IV

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CHAPITRE IV.

Nous pénétrons dans l’intérieur.

  Le jour suivant le gouverneur se décida à pénétrer dans l’intérieur du pays pour le reconnaître ; je l’accompagnai avec le commissaire, le contrôleur et quarante hommes, dont six cavaliers qui ne pouvaient nous être d’une grande utilité. Nous marchâmes dans la direction du nord jusqu’à l’heure de vêpres1. Nous arrivâmes à une très-grande baie , qui nous parut pénétrer fort avant dans les terres; nous y passâmes la nuit, et le lendemain nous retournâmes où étaient nos troupes et nos vaisseaux. Le gouverneur ordonna au commandant du brigantin de côtoyer la Floride et de gagner le port que le pilote Mirvelo avait dit connaître; mais déjà cet homme avait manqué ce port, et il ignorait où nous étions, et dans quelle direction il fallait le chercher.

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Pourquoi sécuriser ?

  Pour les gens qui sont familiers de ces problèmes, ce papier ne devrait rien évoquer de très nouveau. Il s’adresse à toutes les autres personnes ;-)

 

  Il faut commencer par se poser les bonnes questions. Avant de savoir pourquoi par exemple, il n’est pas inutile de connaître ce que l’on veut sécuriser, ce que sécuriser signifie et comment l’on souhaite s’y prendre. Pour ensuite s’interroger sur les raisons qui nous poussent à le faire.

 

 

  Commençons donc. De quoi parle-t-on ? Ce qui m’intéresse ici, est la sécurité des communications, et principalement Internet. Choses que j’ai pu survoler lors de ma visite à Pas Sages en Seine il y a deux mois de cela. Le problème est alors de pouvoir transmettre un message à autrui, sans qu’une tierce personne ne puisse intercepter le message, le lire ni le ré-émettre. C’est-à-dire : comment transmettre une information entre deux personnes de manière confidentielle et authentifiée ?

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