Archéologie : notion et prémisses

  Cette contribution a été rédigée par Boudtea, lectrice et commentatrice régulière du blog. Bonne lecture !

A.

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  Qu’est ce que l’archéologie ? Cette question est encore de nos jours très controversée, ce qui en fait un terme difficile à définir. D’autant plus qu’il existe différentes manières de l’aborder et que chaque spécialiste aura un point de vue différent à son sujet.

 

  Intéressons nous tout d’abord à l’origine du mot. Celui-ci apparaît pour la première fois chez Platon, où il désigne un discours raisonné sur les origines. Puis au 2ème siècle avant JC, Denys d’Halicarnasse (un historien grec), écrit un livre sur l’histoire de Rome des origines jusqu’aux guerres Puniques (qui opposèrent Rome à Carthage) dans lequel il va réutiliser le terme « archéologie ». Pour lui ce mot renvoie à l’étude d’une période ancienne ; c’est surtout le passé lointain, originel, voir mythique qui rentre dans sa définition.

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État et identités

 

L’identité, j’en ai déjà parlé il y a quelques temps déjà. L’État et les États, j’en parle très souvent également. Alors je me fends de ce petit papier, qui traite de la notion d’identité des individus du point de vue de l’État. Point question donc, d’identité nationale par exemple – si une telle chose existe.

 

La question sera donc : l’identité, à quoi ça sert pour un État ? Si des réponses peuvent sembler évidentes, je préfère poser ça proprement : cela peut servir comme préambule à de prochains papiers, qui sait ?

 

 

Il y a la notion de référence. C’est ce qui permet d’identifier chacun à partir de plusieurs caractéristiques, qui le distinguent des autres : âge, nom, sexe, taille, numéro de Carte Vitale… Autant d’informations dont dispose l’administration. Ainsi, le citoyen (unique) peut répondre de ses devoirs individuels, des obligations légales auxquelles il est soumis. Impôts, par exemple.

 

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Relation et naufrages – II, III

Si vous n’avez pas lu ceci, je vous y invite :)

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CHAPITRE II.

Le gouverneur se rend à Xagua et emmène un pilote avec lui.

 

  À cette époque le gouverneur arriva avec un brigantin acheté à la Trinité; il amenait avec lui un certain Mirvelo, qu’il avait engagé parce que cet homme prétendait connaître la rivière des Palmes, où il avait été. C’était un excellent pilote pour toute la côte du nord. Pamphilo de Narvaez avait fait l’acquisition à la Havanne d’un autre bâtiment commandé par le capitaine Alvaro de la Cerda; il portait quarante hommes et douze chevaux.

 

  Deux jours après son arrivée, le gouverneur se rembarqua; il emmena quatre cents hommes et quatre-vingts chevaux , quatre vaisseaux et un brigantin. Le pilote que nous venions d’engager, conduisit les navires sur des bas-fonds que l’on appelle de Canarreo, de sorte que le lendemain nous touchâmes. Cet accident se renouvela pendant quinze jours; au bout de ce terme, une tourmente du sud poussa tant d’eau sur les bas-fonds que nous pûmes en sortir, mais non pas sans de grands dangers.

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L’état d’exception : quand cela dure…

  Concernant l’état d’exception : nous en avons vu une définition, soulevé l’enjeu du terrorisme, développé le cas du dictateur de la République romaine. Je pourrais donc passer à des aspects plus théorique dans de futurs articles. Avant cela, je souhaitais appuyer un – petit – point, qui n’est apparu qu’en filigrane dans ce que j’ai écrit : « Concrètement, comment tout cela peut-il s’installer ? »

 

 

  On l’a vu, il s’agit au départ d’un accroissement temporaire des pouvoirs exécutifs : l’idée est de concentrer plus de pouvoirs entre moins de mains. Logiquement, la tentation s’installe, pour la ou les personnes concernées, de prolonger ce qui relève d’abord de l’exceptionnel. Comment ?

 

  Trois processus se distinguent à mes yeux.

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La bonne conscience du monde

  Au détour d’un article du journal Le Monde, m’apprenant que l’ONU accusait le régime syrien de crimes de guerre, je suis tombé sur cette phrase : « Les insurgés qui se battent pour renverser le président Bachar Al-Assad sont eux-aussi coupables de crimes de guerre dont la gravité, la fréquence et l’amplitude sont toutefois moindres ».

 

  Quelque chose me chiffonne dans cette phrase. Cela a a voir avec ce « moindre ». Est-ce à dire que tout va bien, tant que les Bons commettent des crimes « moindres » que les Méchants ? Que l’on peut avoir raison de les soutenir – même par des paroles – tant que c’est le cas ? Qu’ainsi, tant que l’Ennemi sera pire, les « moindres » crimes de guerre seront de moindre importance?1

 

 

  Cela soulève la question du jugement. Par nous, par eux, maintenant, plus tard… Une chose certaine : le conflit ne sera pas éternel. Une des deux parties, victorieuse, se devra de faire respecter la justice et donc de punir les crimes de guerre. Tous ? A quoi bon ? On imagine bien dans quels évitements l’Histoire syrienne pourra se glisser.

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Relation et naufrages – I

  Álvar Núñez Cabeza de Vaca (1507 – 1559) était un explorateur espagnol du continent américain. Les Relations de voyages sont le récit qu’il fait au roi Charles Quint des années qu’il passa, en errance sur le Nouveau Continent, suite à son naufrage. Le premier, il réunit des observations sur les peuplades amérindiennes de l’actuel golfe du Mexique. Par la suite, il promouvra la cause des Indiens d’Amérique auprès de l’Espagne.

Voilà le début de son récit…

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CHAPITRE PREMIER.

Départ de la flotte.

 

  Le 17 du mois de juin de l’année 1537, le gouverneur, Pamphilo de Narvaez, chargé de pouvoirs donnés par votre majesté, partit de Sant-Lucar de Barrameda, pour conquérir et gouverner les provinces qui s’étendent depuis la rivière des Palmes jusqu’au cap de la Floride, et qui sont en terre ferme. La flotte se composait de cinq vaisseaux montés par environ six cents hommes. Lire la suite

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Du droit de grâce

  Dix-huitième siècle. Antoine Boulleteix, condamné par la justice à être mis à mort par pendaison, est mené à l’échafaud. La marche est lente, tout comme le cérémonial de l’exécution : il s’agit d’un spectacle, il faut donc contenter la foule ici présente. Condamné quelques heures auparavant, c’est le seul instant que la justice prolonge. Arrivé au pieds de l’estrade, retournement de situation : la foule s’écarte, pour faire place à un cavalier porteur de la fameuse grâce royale. Aux cris de « vive le Roi », le condamné est libéré, amnistié.1

 

  Vingt-et-unième siècle. Jean-Charles Marchiani, mis en cause dans plusieurs affaires politiques, est condamné à une année d’emprisonnement ferme. Il bénéficie d’une remise de peine de six mois accordée par le président en exercice, Nicolas Sarkozy, qui a exercé à cette occasion son droit de grâce – à titre individuel – comme l’y autorise la constitution.2

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  Un souci technique m’a empêché de publier plus tôt. Ce court métrage mériterait que l’on s’y attarde, je le trouve très bien réalisé, et parvient à en dire beaucoup, sans un mot.

  Bon visionnage :-)

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Du pain et des Jeux

  Ceci pourrait ressembler à un coup de gueule. Disons que, grosso modo, cela représente l’état actuel de mes pensées – peu amènes – vis-à-vis des Jeux.

 

  Je ne parlerai pas du sport – des sports, devrais-je dire – car c’est quelque chose qui, d’une part, ne m’intéresse pas, et d’autre part, ne vaut pas la peine d’être mentionnée tant les compétitions sportives abondent. Il y aurait à dire pourtant, ne serais-ce qu’en soulevant le mot dopage.

 

  Ce que je préfère évoquer ici est plutôt lié aux problèmes de compétition, de divertissement et de décence.

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  Bonjour tout le monde,

  Me voilà de retour aux commandes. Fin de la pause donc, et les choses devraient continuer ici comme auparavant. Pas de changement majeurs, peut-être quelques évolutions – de forme ou de thème, selon – ainsi que, je l’espère, quelques personnes invitées de temps à autres. Je pense continuer à participer chez Reflets, mais ça ne dépends qu’a moitié de moi. L’avenir le dira.

  J’espère que pour vous, les choses se passent bien. Vraiment ! Même si je ne vous connais pas très bien – ou pas du tout, selon – je tiens à vous voir bien. Qui me lirait, sinon ? ;-)

  Comme d’habitude, si vous avez des suggestions, autant sur la machinerie que sur les thèmes abordés, je suis à votre écoute :-)