Jugements

  Le point que je voudrais développer aujourd’hui est la question des jugements. Et de leur omniprésence, et de leur influence.

   Petit exemple pour commencer : tout le monde sait, ou tout le monde prétends savoir, que la vraie beauté est intérieure. Sauf que si vous êtes laid, personne ne viendra assez près pour s’en rendre compte.Vous saisissez le problème ? On la juge de manière assez inconsciente pour ne pas s’en rendre compte.  Puisqu’elle n’est pas attractive, on ne s’y intéresse pas, on la juge inintéressante. Donc d’une part ce n’est pas forcément facile pour la personne en question, mais en plus ce mécanisme est tellement ambiant que même une personne laide sera davantage attirée par les ‘beaux’.

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Qui croire ?

  Tout le monde le sait, il ne faut pas croire tout ce que l’on vous raconte. Surtout quand c’est sur Internet que c’est raconté : tentez de transmettre une info à un inconnu dans la rue*, si par malheur vous ajoutez « je l’ai vu sur Internet », il y a de fortes chance que l’on vous rie au nez ! En fait, on se dit que parmi une telle masse de données, d’informations, une immense part provient de source non vérifiable (pas directement, en tout cas) et -a priori- non fiable. Donc que la majorité de ce qui circule sur le Net est douteux. Pourtant, ça n’empêche pas que l’on puisse trouver une information fiable: en recoupant plusieurs informations, on obtient mécaniquement quelque chose proche de l’information de départ. Et plus le nombre de source est grand, plus la précision est bonne. Sans parler du fait que plus le nombre de personne qui transmet une information est grand, plus on peut enrichir l’information brute de commentaires qui peuvent alors faciliter la compréhension de l’impact sur les différents groupes, communautés, cultures…

  Après, le souci est clairement que l’information brute n’est pas toujours distincte des opinions qui s’y rattachent. Dans l’idéal, il faudrait faire preuve d’esprit critique… sauf que les médias ‘traditionnels’ n’en ont pas donné l’habitude.  Pas d’inquiétude, ça viendra !


* Bon, dans la vraie vie, on vous rira au nez de toute façon. Imaginez qu’on vous rie encore plus au nez, alors.

 

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Court-métrage : le dernier pirate

Pour commencer ces hors-séries, un court-métrage de chez Barnum Films :

En espérant que ça reste une fiction…

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Création

  Création. Créer, créativité : autant de mots pour dire que l’on passe de rien à quelque chose. Donc que ce quelque chose apparait là ou il n’y avait rien. Pour autant que l’on sache, c’est seulement l’être humain qui peut être source de création (hors considérations religieuses, ce n’est pas le propos). Et seulement, a
priori, de création abstraite: aucun des objet que nous créons, n’est issu de rien: chaque élément, et chaque élément de ces éléments, existait bien avant que l’on ait eu
l’idée d’en faire quelque chose. Et c’est  justement de ça qu’il s’agit: les seules choses que l’on créée réellement, ce sont des idées, des concepts qui trouvent leurs concrétisation (ou pas, selon) ailleurs.

  Par exemple, les notions de sens et de valeur que l’on donne à un objet, qui ont fait beaucoup dans le développement de la civilisation : échange, troc, commerce… fort bien, tant que c’est compréhensible par tous, et donc que chacun peut y participer à son  niveau. Ou en contester le sens, le bien-fondé le cas échéant (« Comment ça, le prix des salades a doublé ?« ). Les soucis actuels de la finance viennent en grande partie du fait que l’on (les gens, les entreprises, les états…) achetait des choses sans en connaître le fonctionnement ni la valeur (sans parler du sens !). Tiens, peut-être qu’en créant un peu trop, on finirait par se croire tout-puissant ? Non ?

 

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Souveraineté nationale

  Un bien joli mot, non ? Il faut avouer que ça rend bien, même sans souverain. Surtout avec ce qu’il  implique: l’État (avec une majuscule) est son propre maître sur son propre sol, non ingérence d’un autre pays dans ses affaires internes (chacun chez soi et les poules seront bien gardées, comme on dit)…

  Mais bon, c’est un concept qui date, et surtout, qui s’effrite. Il suffit de voir les structures d’échelle internationale pour s’en rendre compte. Je parle d’entités comme l’ONU, le FMI, l’Union Européenne (et j’en passe), qui ont un rôle codifié, structuré, clair dans la marche du monde. Mais à côté de ça, on a des structures beaucoup plus floues, du type des lobbies, des multinationales ou encore des marchés. Si l’influence des deux premières est assez facilement quantifiable et prévisible (Certaines entreprises ont plus de pouvoir que certains pays, notamment), on redécouvre régulièrement l’influence des derniers, et de manière assez brouillonne il faut dire. Qu’importe si une mesure politique est viable, l’essentiel est de rassurer ou de ralentir ou de calmer les marchés. Et de refiler le bébé à votre successeur, évidemment.

  Quid alors de mesures fiables, viables pour l’État (et le pays, par extension) quand le gouvernement est contraint d’agir en fonction d’intérêts qui ne sont pas ceux du pays ?

 

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Histoire de ?

  Encore un peu d’histoire, aujourd’hui. Avec, pour changer, un fait très simple, même s’il ne saute pas aux yeux : l’Histoire est l’histoire des vainqueurs. Je m’explique : on se doute bien que l’Histoire avec un grand ‘h’ telle qu’on la connaît n’a rien d’objectif, puisque elle provient de sources contemporaines aux événements. Donc qu’il y a forcément un biais, puisque chacun est le reflet de son époque… Mais au-delà de ça, le truc est que chaque biographe, historien, rapporteur qui inscrit quelque part ce qui se passe, est quelqu’un qui a le droit de le faire, ou alors le témoignage est interdit, détruit, etc… donc l’histoire s’écrit par le biais de ceux qui ont le pouvoir, et ceux qui ont le pouvoir sont ceux qui ont vaincu, au sens large : d’un point de vue militaire, politique, religieux… ce qui nous reste est ce qu’on a bien voulu nous laisser, ce qui cadrait avec les pensées dominantes de l’époque.

  Et même si c’est plus flagrant à certaines époques (Romes et ses conquêtes) qu’à d’autres (fin du XX° siècle), on trouvera toujours des minorités, des marginaux dont aucune trace ne subsiste. Une question qui m’avait titillé, un temps, est de savoir ce que nous allons laisser derrière nous : instables, prospères,  nuisibles, décadents, pessimistes… Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Dettes ?

  N’est-il pas étrange, que la plupart des problèmes d’envergure que nous connaissons soient lié, d’une  manière ou d’une autre, à la notion de dette ? Que ça soit les problèmes des états ou des particuliers qui peinent à rembourser, ou encore d’un point de vue de l’énergie, des ressources, de l’environnement…

  Le point commun de ces éléments est qu’ils sont considérés par et pour une société, disons, évoluée
(mais si !). Et que chaque société, groupe et réunion d’individus doit, contracter une certaine dette pour subsister, et se développer : plus particulièrement ce sont les individus du groupe qui contractent des former individuelles de dettes. Par exemple, lorsqu’une personne travaille, elle doit attendre la fin de mois pour toucher son salaire. C’est généralement le cas avec tout ce qui est de type contrat: « Je fais ça maintenant, en échange tu fais ça plus tard » résume la chose. Lire la suite

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Relativisons !

  Une petite touche d’optimisme cette fois, alors que l’hiver approche. De toutes les manières possibles, d’ailleurs : la crise (ah, la crise…!) est là, le chômage augmente, l’Europe peine à tenir ses promesses, les bourses jouent au yo-yo… bref, on en arrive facilement à se dire que les temps sont durs, et qu’il vaut mieux profiter d’aujourd’hui car l’avenir est incertain.

  Relativisons ! Comment ? Pensez au passé ! Par exemple : il y a quelques décennies, guerre mondiale. Auparavant, la plupart des forces vives  étaient ouvriers et paysans, et paysans seulement encore avant. Quand à notre époque on se plaint d’un hiver froid parce qu’on a un rhume et trop de neige, à une autre époque une année trop froide signifiait pas assez de nourriture, donc sous-nutrition et carences en tout genre. Sans parler de l’usure de travailler aux champs pendant une existence complète. Et ils ne se plaignaient pas !

  Et ça reste valable pour un tas d’autres choses : santé, transports, connaissances… nos ancêtres en ont bavé pendant des centaines de générations pour en arriver où nous en sommes. Où tout est facile, mais où on a de plus en plus de mal à s’en rendre compte.

  Conclusion : pour être heureux, relativisons !

 

(Petite remarque en passant: ça ne reflète qu’un point de vue strictement nombrilo-occidental, guerre, famines et autres calamités sont hélas toujours d’actualité dans d’autres parties du monde)

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Sens de l’histoire ?

  Souvent, on entends parler du sens de l’histoire, et de ce que ça implique. Notamment avec la phrase « Oublier c’est se condamner à répéter », qui est plus que souvent servie, même si c’est loin d’être prouvé (Il y a quelques temps, on parlait de camps de travail pour Roms en Hongrie…).

   Donc voilà les trois principaux sens que l’on donne à l’histoire :

   L’histoire comme un phénomène linéaire : elle ne va que dans un sens, et demain sera toujours meilleur qu’hier. C’est ce qui est généralement admis dans nos sociétés occidentales, du côté capitaliste comme communiste (quand être communiste était encore pertinent). C’est ce qui permet à nos joyeux drilles politiciens que grâce à eux, ça ira mieux demain, même après un peu d’austérité (mais chut !). Et comme ça ne peut qu’aller mieux, pas de risque de perdre le triple A, n’est-ce pas ?

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Et pendant ce temps-là…

  Alors, quoi de neuf aujourd’hui ? Quoi d’intéressant dans l’actualité ? Querelles ici pour savoir qui sera calife à la place du calife, naissance d’un rejeton (et quel rejeton !) ailleurs, affaires troubles qui s’ajoutent les unes aux autres, crise à tout va (« C’est passé ? Ça va passer ? »)… Bref, que de charmantes nouvelles, non ? Pas d’inquiétude, le but de ce billet n’est pas de positiver. Ni d’être pessimiste, non  plus. C’est juste pour rendre compte d’un fait : avant aujourd’hui je n’avais, pas plus que beaucoup de monde, entendu parler de la situation en Mayotte. Rappelons déjà que c’est depuis tout récemment un département français (le 101°) qui va progressivement adopter un statut comparable à celui de la Réunion, par exemple.  Le fait est donc que depuis 3 semaines, les habitants de ce département protestent contre la vie chère en général, et le prix des matières premières en général. Soit, rien de très exceptionnel a priori, sauf que la mobilisation est assez forte pour que l’ensemble de l’île soit bloquée: émeutes, pillages, racket… Soit, grosso modo, 180 000 personnes concernées. Depuis 3 semaines. Et c’est seulement lorsqu’il y a un mort (de crise cardiaque, semblerait-il) au cours d’une manifestation que l’info pointe le bout de son nez sur le vieux continent. Surprenant, non ?

 

Plus d’info ici et .

 

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