
Ces temps-ci, les choses bougent en politique… en tout cas, plus qu’avant. Le contexte doit aider, avec la pression des marchés, des autres états, entre autres. On commence à avoir quelques nouveautés, qui ne sont pas toujours de meilleur présage. Je pense surtout au fait que deux pays démocratiques aient portés à leur tête quelqu’un qui n’a pas été élu. On nous rabat les oreilles sur le fait que le temps des marchés et des économies n’étant pas ceux de la politique, il fallait agir vite pour sauver ces deux pays de l’Armageddon financier, en faisant pour cela l’économie (sans jeu de mot) d’un référendum ou d’une élection dans les formes.
Bon, je vous refais pas le chapitre de « vous savez ce qui se passe quand le chef de l’état n’est pas élu », vu que c’est encore assez présents dans les esprits. Non, ce qui m’inquiète plus, c’est ceci :
- On place des techniciens aux commandes de l’état. C’est un joli mot pour ne pas dire banquier
ni financiers. Les antécédents de messieurs Monti et Papadímos sont édifiants. (cet article de reflets.info est édifiant)
- La démocratie serait tellement peu précieuse qu’on est prêt à en faire l’économie si besoin est*. Heureusement, ce n’est pas un élément fondamental de nos sociétés (D’ailleurs je propose qu’on élise une fois pour toute un monarque absolu, ça nous évitera toutes ces broutilles électorales) La question derrière celle-ci est celle des valeurs qu’ont les états. Ou qu’ils n’ont plus.
- Une fois que la crise sera terminée, j’imagine que ces messieurs remettront gentiment les
manettes du pays aux politiques ‘traditionnels’ et reprendront leurs carrières respectives. Non ? Il paraît que le pouvoir donne le gout du pouvoir, mais c’est probablement faux ici. Il serait impensable -que dis-je, inconcevable – qu’ils profitent de la situation à leur avantage propre, n’est-ce pas ?
Pour l’instant, nous ne sommes pas concernés, ou pas directement. Advienne que pourra…!
*En fait, les politiques proposent (un référendum, par exemple) là où les marchés imposent (« C’est non« ). Est-ce qu’on marche sur la tête ?
















