De l’usage des technologies

  Tout le monde s’accorde à le dire, ce n’est pas la technologie qui est mauvaise, mais l’usage qu’on en fait. De la même manière que l’argent, ce n’est qu’un moyen pour arriver à quelque chose ou pour faire quelque chose. Le problème est que la technologie, même si elle est considérée comme neutre, semble à beaucoup une solution aux problèmes. Le terrorisme, le piratage, la vente d’arme, de drogues, etc, sont autant de problèmes actuels de nos sociétés, que l’on s’acharne à résoudre par des moyens technologiques. La technologie contre la technologie, en quelque sorte. D’où une résolution superficielle et temporaire du problème, sans s’attaquer à la source : l’humain.

  C’est le véritable moteur de ces problèmes : installer des portiques qui détectent les explosifs et les armes dans des aéroports n’entame pas la foi des fanatiques, et les contraints ‘seulement’ à plus d’inventivité, via l’usage de techniques indétectables : armes blanches en céramique, produits chimiques séparés… On assiste en fait à un jeu du chat et de la souris, voire à une course au technologies (de la même manière qu’on a eu une course aux armements entre l’ U.R.S.S. et les U.S.A. dans le passé) sans solution durable.

  Ce qui est également troublant, est l’usage alternatif des technologies de tout les jours sur lesquelles nous reposons. Par exemple, avant un certain mois de septembre, tout le monde faisait confiance aux gratte-ciels et aux avions. Parce que la terrible combinaison des deux n’était dans l’esprit de quelques dérangés. Depuis, on se rends compte, petit à petit, que tout et chaque élément technologique peut avoir double usage : téléphone, cellphone, Internet, réseaux sociaux… Tout est fantastique, mais tout est à double tranchant.

  D’où une surveillance accrue des citoyens par leurs gouvernements : on leur met un beau joujou entre les mains, ne pensez pas que la Nation ait quelque chose à faire de principe moraux. Ce qu’ont déterré des  sites comme Reflets.info, Owni et Wikileaks (les spy files) devrait suffire à éclairer notre lanterne. A croire que tous s’accordent à dire que pour connaître leurs citoyens, il suffit de connaître leurs données et leurs interactions. Je pense honnêtement qu’un jour, leur erreur se paiera. Car ce ne ne sont pas des données, ni seulement des hommes, mais des idées. Plutôt la guerre des idées que la guerre des techniques !

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Une réponse à De l’usage des technologies

  1. Alain Ternaute :

    Les idées restent inoffensives lorsqu’elles sont locales et étouffées. Elles ne sont dangereuses que lorsqu’elles sont diffusées et mises en pratique.
    Or, ce changement passe indéniablement par les moyens de communication. Et comme par hasard, l’outillage de détection de nos chers gouvernements sont précisément faits pour y déceler tout type de concertation pouvant déboucher à une révolution. Voire plus : on ne connaît actuellement qu’une partie de l’iceberg…

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